Ils vivent en ville ou à la campagne, ont 11, 14 ou 18 ans, pratiquent un sport, passent du temps avec leurs amis, s’interrogent sur leur avenir ou leur orientation… Il n’existe pas une jeunesse dans le Doubs, mais des jeunesses. Avec CAP Jeunesses, le Département a choisi de partir de leur quotidien et de leur parole pour construire sa future politique pour et avec eux.
De février à mars 2026, 4 385 jeunes de 11 à 18 ans ont répondu au questionnaire CAP Jeunesses, soit 8,5 % des jeunes Doubiens de cette tranche d’âge. Puis, de mai à juillet, le Département est allé à leur rencontre : 616 jeunes ont participé à 20 temps d’échange organisés dans 14 lieux du territoire.
Bien dans le Doubs, mais pas sans préoccupations

Le premier enseignement est globalement positif. Les jeunes du Doubs déclarent major i tai rement se sent i r bien, physiquement comme moralement, et savent généralement vers qui se tourner en cas de difficulté.

Mais ils parlent aussi de fatigue, de stress et de pression scolaire. La réussite, l’orientation et la capacité à se projeter dans l’avenir font partie de leurs préoccupations. Les amis, la famille, les loisirs et les passions occupent une place essentielle dans leur équilibre. Le temps libre compte beaucoup. Le sport tient une place importante, ainsi que la possibilité de se retrouver et d’utiliser les outils numériques. CAP Jeunesses confirme surtout qu’il n’existe pas de réponse unique. Les attentes diffèrent selon l’âge, le territoire, les équipements disponibles ou les situations personnelles.
Un territoire auquel ils sont attachés
92 % des jeunes interrogés considèrent qu’il est agréable de vivre dans le Doubs. Et lorsqu’ils pensent à leur avenir, leur première aspiration est très concrète : 91 % souhaitent avant tout exercer un métier qui leur plaît. Les questions environnementales occupent également une place importante dans leurs préoccupations.
Nous avons voulu partir de la vie réelle des jeunes, de leurs attentes mais aussi de leurs différences. Nous les avons beaucoup écoutés. Maintenant, cette parole doit nous permettre d’agir : mieux faire connaître ce qui existe déjà, faire évoluer nos politiques et construire avec eux de nouvelles réponses. C’est tout le sens de CAP Jeunesses : faire avec les jeunes, et non à leur place.
Priscilla Borgerhoff, Conseillère départementale en charge de la jeunesse
La consultation était une première étape. Les enseignements recueillis servent désormais à construire le plan départemental CAP Jeunesses, qui sera présenté à l’Assemblée départementale le 16 novembre, lors du débat d’orientations budgétaires 2027.
Trois directions de travail se dégagent déjà :
- Mieux faire connaître ce qui existe.
- Faire évoluer les politiques existantes.
- Construire de nouvelles réponses avec les jeunes.
Le budget 2027 en constituera la première traduction concrète.
En chiffres
4 385 réponses au questionnaire
616 jeunes rencontrés
20 temps d’échange
